Retour

Suis de retour. Je l’écris et le sais mieux que personne. Bien sûr. Mais je l’écris car l’écrire relève de l’ordre remuant de mon machinal principe de réalité. Je l’écris pour l’attester, pour ne pas laisser passer trop de vagues d’absence, de fait je l’écris pour fonctionner, pour le placer et pour l’annoncer à toutes fins utiles, et de sorte qu’un monde encontré, qui pourrait n’être rien, ou être dit de nulle part, ou tout fictif, soit cependant pour une part plein et (re)fermé, au moins tel quel vite esquissé, c’est-à-dire (d)écrit en figure de sensation-pensée, donc soit, pour rester et être retenu au monde, conquis et comme maintenu par quelques ombres d’élastiques autobiographiques…

« Quel bavard que le Moi ! » (Cahier 3 —1943)

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